SCÈNE
GUTANBRB, ACASTB
CUTAHDRS»
Cher Marquis, je te vois l'ànaa bien satisfaite ;
Toute chose t'égaie, et rien ne t'inquiète.
En bonne foi, crois-tu, sans t'éblouir les yeux, 745
Avoir de grands sujets de paroître joyeux ?
ACASTK.
maison
Qui se peut dire noble avec quelque raison ; 750
Et je crois, par le rang que me donne ma race, Qu'il est fort peu d'emplois dont je ne sois en passe. Pour le cœur, dont surtout nous devons faire cas, On sait, sans vanité, que je n'en manque pas ; Et l'on m'a vu pousser dans le monde une affaire 755
D'une assex vigoureuse et gaillarde manière. Pour de l'esprit, j'en ai, sans doute; et du bon goût A juger sans étude et raisonner de tout ; A faire, aux nouveautés, dont je suis idolâtre, Figure de savant sur les bancs du théâtre *; 760
Y décider en chef, et faire du fracas A tous les beaux endroits qui méritent des has ! Je suis assex adroit ; j'ai bon air, bonne mine, Les dents belles surtout, et la taille fort fine. Quant à se mettre bien, je crois sans me flatter, 765
Qu'on seroit mal venu de me le disputer. Je me vois dans l'estime autant qu'on y puisse être, Fort aimé du beau sexe, et bien auprès du maître.
1 11 j ayalt autrefois sur le théâtre, de chaque côté de l'avantscéne, des banquettes où prenoient place les jeunes seisnewra et les (#ns â la mode. Cet usage subsista jusqu'en 1759