‹ Théâtre classique, contenant le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, de P. Corneille; Britannicus, Esther, Athalie, de J. Racine; Mérope, de Voltaire; le Misanthrope, de MolièreChapitre 588 sur 619 · BA8QUI · texte numérisé non relu

BA8QUI

Êliante là-bas est à l'entretenir.

CÉLIMÈNE

De quoi s'avise-t-elle, et qui la l'ait Tenir?

Pour prude consommée en tous lieux elle passe, Et l'ardeur de son sèle. . ,

CÉLHÈNB.

Oui, oui, franche grimace. 820 Dans l'âme elle est du monde ; et ses soins tentent tout Pour accrocher quelqu'un, sans en Tenir à bout. Elle ne sauroit voir qu'avec un œil d'envie les amants déclarés dont une autre est suivie ; Et son triste mérite, abandonné de tous, 825

Contre le siècle aveugle est toujours en courroux. Elle tâche â couvrir d'un faux voile de prude Ce que chez elle on voit d'affreuse solitude; Et, pour sauver l'honneur de ses foibles appas, Elle attache du crime au pouvoir qu'ils n'ont pas 830

Cependant un amant plairoit fort a la dame, Et même pour Âlcesteelle a tendresse d'âme. Ce qu'il me rend de soins outrage ses attraits : Elle veut que ce soit an vol que je lui fais; Et son jaloux dépit qu'avec peine elle cache, 835

En tous endroits sous main contre moi se détache. Enfin je n'ai rien tu de si sot à mon gré , Elle est impertinente au suprême degré, Et...

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