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? de cette façon je vois qu'on me déchire,
;s tout ce qu'à moi je vous ai vu m'écrire !
otre cœur, paré de beaux semblants d'amour,
ut le genre humain se promet tour à tour 1 1670
i, j'étois trop dupe, et je vais ne plus l'être ;
> me faites un bien, me faisant vous connoître :
irofite d'un cœur qu'ainsi vous me rendez,
rouve ma vengeance en ce que vous perdez.
A Alceste :
sieur, je ne fais plus d'obstacle à votre flamme, 1675 ouS pouvez conclure affaire avec Madame.
arsinoé, à Célimène.
es, voilà le Irait du monde le plus noir ; e m'en saurois taire, et me sens émouvoir, -on des procédés qui soient pareils aux vôtres ? e prends point de part aux intérêts des autres; 1680
(Montrant Alceste.) Monsieur, que chez vous fixoit votre bonheur, îomme, comme lui, de mérite et d'honneur, ui vous chérissoit avec idolâtrie, )it-il?...
ALCESTE
Laissez-moi, Madame, je vous prie, Ont, pour se consoler, des cœurs de plus haut prix. (1682.)
Vider mes intérêts moi-même là-dessus , 1685
Et ne tous charges point de ces soins superflus.
Mon cœur a beau voua voir prendre ici sa querelle,
Il n'est point en état de payer ce grand zèle ;
Et ce n'est pas à vous que je pourrai songer,
Si, par un autre choix, je cherche à me venger. 1G90
ABSRtOti.
Hé 1 croyez-vous, Monsieur, qu'on ait cette pensée, Et que de vous avoir on soit tant empressée ? Je vous trouve un esprit bien plein de vanité, Si de cette créance il peut s'être flatté. Le rebut de Madame est une marchandise 1695
Dont on auroit grand tort d'être si fort éprise. Détrompez-vous, de grâce, et portez-le moins haut. Ce ne sont pas des gens comme moi qu'il vous faut. Vous ferez bien encor de soupirer pour elle, Et je brûle de voir une union si belle. 1700
(Elle se retire,)
ALCSSTE.
Hé bien, je me suis tu, malgré ce que je voi, Et j'ai laissé parler tout le monde avant moi. Ai-je pris sur moi-même un assez long empire ? Et puis-je maintenant ?. . .
csuMim.
Oui, vous pouvez tout dire :
Vous en êtes en droit, lorsque vous vous plaindrez, 1705 Et de me reprocher tout ce que vous voudrez. J'ai tort, je le confesse ; et mon Ame confuse Ne cherche à vous payer d'aucune vaine excuse. J'ai des autres ici méprisé le courroux; Mais je tombe d'accord de mon crime envers vous. 1710
Votre ressentiment sans doute est raisonnable; Je sais combien je dois vous paroltre coupable. Que toute chose dit que j'ai pu vous trahir, Et qu'enfin vous avez sujet de me haïr. Faites-le, j'y consens.
ALCSSTE.
Hé I le puis-je, traîtresse? 1715
Puis-je ainsi triompher de toute ma tendresse ? Et, quoique avec ardeur je veuille vous haïr, Trouvé-je un cœur en moi tout prêt à m 'obéir?
A Éliante et à Philinte :
Vous voyez ce que peut une indigne tendresse, Et je vous fais tous deux témoins de ma foiblesse. 1720
Mais, à vous dire vrai, ce n'est pas encor tout, Et voua allez me voir la pousser jusqu'au bout,