ACTE V, SCÈNE IV
ntrer que c'est à tort que sages on lions nommé, ' que dans tous les cœurs il est toujours de l'homme.
[A Célimène:] i, je yeux bien, perfide, oublier vos forfaits; 1725
n saurai, dans mon âme» excuser tous les traits, me les couvrirai du nom d'une foiblesse le vice du temps porte votre jeunesse, irvu que votre cœur veuille donner les mains dessein que j'ai fait de fuir tous les humains, 1730
que dans mon désert, où j'ai fait vœu de vivre, us soyez, sans tarder, résolue à me suivre. $t par là seulement que, dans tous les esprits» us pouvez réparer le mal de vos écrits, qu'après cet éclat, qu'un noble cœur abhorre, 4735
peut m'être permis de vous aimer encore.
CÉLIMÈNE
>i, renoncer au monde avant que de vieillir 1 dans votre désert aller m'ensevelir I
ALCESTB.
, s'il faut qu'à mes feux votre flamme réponde,
ie vous doit importer tout le reste du monde ? 1740
•s désirs avec moi ne sont-ils pas contents ?
CÉL1MÈNK.
i solitude effraie une âme de vingt ans.
ne sens point la mienne assez grande, assez forte, >ur me résoudre à prendre un dessein de la sorte.
le don de ma main peut contenter vos vœux, 1745
! pourrai me résoudre à serrer de tels nœuds; ; l'hymen...
ALCESTB.
Non. Mon cœur à présent vous déteste, t ce refus lui seul fait plus que tout le reste, iiisque vous n'êtes point, en des liens si doux, aur trouver tout en moi, comme moi tout en vous, 1750 liez, je vous refuse; et ce sensible outrage e vos indignes fers pour jamais me dégage.
(Célimène se retire, et Alceste parle à Éliante.) adame, cent vertus ornent votre beauté, t je n'ai vu qu'en vous de la sincérité ; e vous, depuis longtemps, je fais un cas extrême; 1755 lais laissez-moi toujours vous estimer de même, •t souffrez que mon cœur, dans ses troubles divers, le se présente point à l'honneur de vos fers ; e m'en sens trop indigne, et commence à connoitre lue le Ciel, pour ce nœud, ne m'avoit point fait naître ; 1760 lue ce serait pour vous un hommage trop bas,
Que le rebut d'un cœur qui ne tous valoit pas ; Et qu'enfin...
ÉLUNTE.
Vous pouvex suivre cette pensée :
Ma main de se donner n'est pas embarrassée ; Et voilà votre ami, sans trop m' inquiéter, Qui, si je l'en priois, la pourroit accepter.
PHIL1NTE.
Ah! cet honneur, Madame, est toute mon envie, Et j'y sacrifierois et mon sang et ma vie.
ALCESTE
Puissiei-vous, pour coûter de vrais contentements, L'un pour l'autre, à jamais, garder ces sentiments ! Trahi de toutes parts, accablé d'injustices, Je vais sortir d'un gouffre où triomphent les vices, Et chercher, sur la terre, un endroit écarté, Où d'être homme d'honneur on ait la liberté
PHUJIfTB.
Allons, Madame, allons employer toute chose Pour rompre le dessein que son cœur se propose.