ACTE 1, SCÈNE II
Et ma fille, en un mot, peut l'aimer et me plaire. »
Il alloit au conseil, dont l'heure qui pressoit f
A tranché ce discours qu'à peine il commençoit ; 40
Mais a ce peu de mots je crois que sa pensée
Entre tos deux amants n'est pas fort balancée.
Le Roi doit à son fils élire un gouverneur,
Et c'est lui que regarde un tel degré d'honneur :
Ce choix n'est pas douteux, et sa rare vaillance 45
De peut souffrir qu'on craigne aucune concurrence.
Comme ses hauts exploits le rendent sans égal,
Dans un espoir si juste il sera sans rival ;
Et puisque don Rodrigue a résolu son père
Au sortir du conseil à proposer l'affaire, 50
Je vous laisse à juger s'il prendra bien son temps,
Et si tous vos désirs seront bientôt contents.
CBIMÈNE.
Il semble toutefois que mon âme troublée y
Refuse cette joie, et s'en trouve accablée,: rf-p»-*""*-* Un moment donne au sort des visages divers, 55
Et dans ce grand bonheur je crains un grand revers,
elvire. . /
Vous verrez cette crainte heureusement déçue J. M***^
CHIMÈRE
Allons, quoi qu'il en soit, en attendre l'issue.