ECO
A merveille !
Moi aussi; j'aurai besoin de causer avec toi, quand tu auras fini avec le marquis.
Et que j'aurai essayé mes robes. La couturière m'attend avec Annette.
THÉRÈSE
‘Quand tu voudras : je reste ici.
FRANCINE, donnant une poignée de main à Henri.
Bonjour, mon cher monsieur de Symeux. (A Stanislas.)
Je ne sais si je dois vous donner la main à vous : vous avez bien peu d'amitié pour moi.
STANISLAS
Peut-on dire cela, peut-on dire cela!
Elle lui donne la main.
Enfin, comme je ne vous verrai plus souvent, maintenant, je vous pardonne.
STANISLAS
Où allez-vous donc ?
Je pars.
Pour?
Pour Nice.
STANISLAS
Quand ?
F FRANCINE
Ce soir.
STANISLAS
Seule?
Seule. (Elle le quitte pour aller au marquis.) Mon cher beaupère, je veux vous parler, avant de partir d’une personne que j'aime comme si elle était ma sœur, — de votre fille, Jai profité de son séjour ici pour la bien étudier. C’est une enfant très simple, très raisonnable, très réfléchie, quelquefois un peu triste, toujours sérieuse, et qui ne rêve pas sur la vie plus qu’il ne faut. Nous vivons dans un monde un peu tapageur, surtout depuis quelques années ; elle a peur de ce monde dont elle n’est que de nom et de naissance, et cependant elle ne peut ni ne doit en sortir. Bref, je ne vous étonnerai pas en vous apprenant qu'au milieu de tous les hommes plus ou moins jeunes, plus ou moins séduisants, plus ou moins frivoles qui nous entourent, ses pensées se sont portées sur le moins jeune, mais aussi sur le moins léger, sur celui qui pouvait le moins prévoir une pareille distinction et qui n’a rien fait pour la provoquer. Il a plus de quarante ans et il a les cheveux presque gris.
Et c’est 2...
C'est M. de Symeux.
LE MARQUIS
Elle vous a fait part de ses sentiments?
Non; elle n’est pas fille à les révéler à qui que ce soit, avant de vous en avoir parlé, à vous; elle vous respecte