‹ Théatre complet (volume 2)Chapitre 196 sur 208 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

THÉRÈSE

Parce qu’il y a une chose au-dessus de l’amour et de l'amitié et de tous les sentiments humains ; c’est la conscience. Dieu veuille qu'il ne soit pas trop tard quand la tienne poussera enfin le cri qui doit te sauver.

Adieu! (Au domestique qui passe cherchant le comte.) Que voulez-vous ?

LE DOMESTIQUE

Quelqu'un qui demande à parler à M. le comte, de la part de M°Gandonnot, notaire.

Faites entrer ce monsieur ici, et prévenez M. le comte qui doit être dans son appartement...

Célestin fait signe à Pinguet d'entrer et sort par le côté opposé. — Pinguet, voyant Thérèse et Francine, salue et se dirige vers le fond du théâtre, son chapeau d'une main, son portefeuille de l’autre: — Francine, apercevant Pinguet, pousse un cri qu'il ne peut pas ertendre, mais que Thérèse entend seule, malgré elle.

THÉRÈSE

* Qu'est-ce que tu as?

Rien. (A Pinguet.) Veuillez vous asseoir, monsieur ; mon mari va venir tout de suite.

PINGUET, saluant très respectueusement, mais restant debout.

Mille remerciements, madame.

Viens-tu, Thérèse ?

THÉRÈSE

Non, pas encore, j'ai un mot à dire au comte.

Vraiment! Je le lui dirai bien moi-même. (Lucien entre avec Stanislas. — À Lucien et à Thérèse, leur montrant Pinguet.) Voilà l’homme que vous voulez connaître ! Demandez-lui la vérité; je vous en défie! (Saluant de nouveau Pinguet et lui faisant

signe d'entrer.) Monsieur!

Elle sort.

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