‹ Théatre complet (volume 2)Chapitre 201 sur 208 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

THÉRÈSE, FRANCINE, puis LUCIEN, STANISLAS, LE MARQUIS « ANNETTE.

Elle s'étend sur le canapé, son mouchoir et ses mains sur les yeux comme une femme qui pleure.

FRANCINE, allant à elle.

Qu'est-ce que tu as?

THÉRÈSE

Ce que j'ai? Moi qui malgré tous tes dires, étais convaincue de ton innocence, moi qui étais sûre que ce récit ne pouvait être que ta justification évidente, j'ai amené ce monsieur à nous raconter son histoire, ton histoire, et je souriais et je plaisantais!

Eh bien?

THÉRÈSE

Grâce à Dieu, il ne se doute pas qu'il s’agit de toi, mais c'est un naïf et il n’était pas de force à lutter contre tant de gens ayant intérêt à savoir la vérité. Une fois que ton mari et M. de Grandredon l'ont tenu, à leur tour, ils l'ont fait parler, et il est allé évidemment plus loin qu'il ne voulait d’abord, la vanité des hommes ne perdant jamais ses droits, de sorte.

De sorte.

THÉRÈSE

De sorte qu'avec des airs penchés, des attitudes de Richelieu de la basoche, Le misérable, ne se doutant pas du reste qu'il parlait devant le mari et les amis de la ‘dame, le misérable a confirmé tout ce que tu as dit, — tout ce que tu m'as dit, — et bref, il a raconté, avec

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