LE VALET DE CHAMBRE
Ce sont plusieurs hommes qui sonnent à la porte,.
mais nous n’avons pas ouvert.
Pendant ce temps Liounette s’est couverte de ses voiles.
NOURVADY, C'est bien ! N’ouvrez pas.
Deux coups demarteau dela porte cochère, un témps et deuxnouyeaux coups. UNE VOIX, au dehors.
Pour la troisième fois, ouvrez.
LIONNETTE, qui était allée regarder à trayers les rideaux de la. fenêtre.
Mon mari! avec ces hommes. Ah! c’est complet...
NOURVADY.
Cachez-vous:ici.
Il montre là porte à droite.
LIONNETTE, affolée de colère.
Moi, me cacher! Allons donc! pour qui me prenez-
vous? Je n’ai rien fait de mal. — Tous ces gens-là sont fous décidément. — Je veux les voir de près. (Nourvady est allé fermer la porte du fond à clef. Lionnette a arraché ses voiles, déchiré le fichu qui couvrait ses épaules et. déroulé ses cheveux en Li la tête.) C'est quand j'étais ainsi que mon mari me trouvait le plus belle? Cest bien le moins qu’il me revoie comme il aimait à me voir. — Suis-je vraiment belle ainsi?
: NOURVADY.
Oh ! oui, bien belle.
| LIONNETTE
Et vous m'aimez?
NOURVADY.
Profondément.
LIONNETTE
Et toute votre vie sera à moi?
NOURVADY.
Toute ma vie.
LIONNETTE
Vous le jurez?
NOURVADY.
Sur l’honneur.
1 s'approche vivement d'elle. Devant ce mouvement elle étend ses bras nus en les croisant sur son visage qu’elle recule. Nourvady couvre ses bras de baisers.
UNE VOIX, derrière la porte que Nourvady à fermée.
Ouvrez! Qui êtes-vous?