‹ Théâtre completChapitre 132 sur 149 · LE SOLDAT · texte numérisé non relu

LE SOLDAT

Cette porte est fermée.

Fermée !

l'exempt.

Où est la clef de cette porte?

ANTOINE

La clef de...?

l'exempt.

Eh! oui, la clef de cette porte; dépéchons.

ANTOINE

Attendez donc!... la clef... la clef... moi, je n'en sais rien, où elle est.

l'exempt.

Il faut pourtant qu'elle se trouve.

ANTOINE

Ah! je me rappelle maintenait; cette chambre est celle de ma sœur ; c'est la chambre de Louise.

l'exempt.

Eh bien, où est ta sœur ?

ANTOINE

Elle est à la messe, et, en sortant, elle aura emporté sa clef, voilà tout; oui, elle l'a emportée, c'est sûr. Puisque ma sœur a emporté sa clef, vous voyez bien, messieurs, que personne ne peut être dans sa chambre.

l'exempt.

Enfoncez cette porte.

ANTOINE

Enfoncer la porte de ma sœur?...

Deux coups de crosse, et ce sera fait,

ANTOINE

Ah çà ! mais un instant; vous êtes chez moi, à la fin, et je ne souffrirai pas...

l'exempt.

Delà rébellion!... Enfoncez cette porte, vous dis-je!

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