SCÈNE VII
HENRI, ANTOINE, LOUISE, pais l'Exb.ubï.
LOUISE, entrant.
Frère, me voilà.
HENRI, 'z part.
Herminie! que signifie ce déguisement?
LOUISE
J'ai été bien longtemps absente, n'est-ce pas? mais, quand vous saurez... Ah! mon Dieu! que vois-je! Fleuri, 31. Henri! ANTOINE, à part.
Eh bien, quoi? qu'est-ce ? Je n'y s\iis plus du tout.
HENRI
Chut! delà prudence! Pour ces soldats, je ne suis qu'un ouvrier, (a l'Eicmpt, qui reparait sv^ des Soldats.) Eh bien, messieurs, ètes-vous satisfaits, et doutez-vous encore que je sois ce que je vous ai dit?
ANTOINE
Oui... doutez -vous encore qu'il soit ce qu'il a dit?
Non, mon brave homme. Pardon devons avoir traité un peu durement, d'avoir agi cliez vous un peu sans taçon; vous conviendrez que les apparences...
ANTOINE
Oui; mais voilà ce qui vous prouve qu'il ne faut pas toujours croire les apparences.
l'exempt.
Allons, voyons ailleurs. Mademoiselle, excusez, je vous prie...
LOUISE
Monsieur...
l'exempt.
Et tu disais donc, mon ami, que le fugitif s'était dirige du côté de Chatou?
ANTOINE
Ah ! vous me croyez maintenant!
l'exempt.
Dame , puisque cet homme est véritablement l'amoureux de ta sœur.
ANTOINE
Eh bien, comme vous êtes bon garçon, je vais vous indiquer le chemin qu'a pris l'autre; tenez, par ici. l'exempt, aux Soldats.
Venez, vous autres.
[V% sorteot.) SCÈNE VIII LOUISE, HENRI, ANTOINE.
Je vous suis, messieurs; le temps de prendre mon chapeau... Moi qui m'en allais sans mon chapeau... (Revenant en scène.) Qu'est-ce que cela veut dire? Je mentais, je mentais, et v'ià que vous me faites dire la vérité.
LOUISE
Mais non, le hasard seul a tout fait; c'est lui, mon cousin Henri de Verneuil.
ANTOINE
Le cousin! le préféré! maintenant, je puis sans crainte... Laissez-moi faire; je vais les égarer, et je reviens partager votre bonheur.
(Il sort vivement.)