SCÈNE PREMIÈRE JENNY, HALIFAX
JENNV.
Oh ! mon Dieu, mon ami, que diles-vous donc là ?... Partir !
HALIFAX
Pariir, oui, ma petite fenjme, et sans perdre une minute, encoie !
JENNV.
Oh ! mon Dieu ! quand nous avons à peine passé quelques heures ensemble !
HALIFAX
C'est pour en passer beaucoup d'autres de la même façon.
JENNV.
3Iais je ne te comprends pas, mon ami.
HALIFAX
Je me comprends, c'est tout ce qu'il faut.
JENNY
Mais que pouvons-nous avoir à craindre, protégés par lord Clarendon.'
HALIFAX
Presque rien; mais il faut partir.
JENNY
Et quand lord Dumbar, le favori du roi, est plein de bontés pour nous J
HALIFAX
Certainement, il est plein de bontés pour nous, il en a même trop, de bontés pour nous... et ça finirait mal.
JENNY
Alors, James, comme, avant tout, je dois vous obéir, quoiqu'il soit bien terrible d'obéir à un mari qui a déjà des secrets pour nous le lendemain de ses uoces... je suis prête.
HALIFAX 73
HALIFAX
lYès-bien-
Le temps seulement d'embrasser Anna.
HALIFAX
A merveille!... Et moi, pendant ce temps... Ah ! mon Dieu!
JENNV.
Eh bien ?
HALIFAX
Le galop d'un cheval.
JENNY, regardant par la fenêtre.
C'est Tom qui arrive ventre à terre... Ah! mon Dieu ! pauvre Tom !
HALIFAX
Quoi ?
JENNV.
Le cheval s'est arrêté court à la porte de l'auberge.
HALIFAX
Et le cavalier a continué son chemin... Ce n'est rien.
TOM RICK, criant en debdrs .
Oh ! la la ! oh ! la la !
HALIFAX
Seulement, si Tom arrive, monseigneur doit le suivre... Pourquoi ne sommes-nous pas partis hier au soir !... Nous aurions couru toute la nuit, et nous serions loin maintenant.
JENNY
Oh ! mon Dieu ! voilà que cela te reprend !
Ça ne m'avait jamais quitté.
TOM RICK, criant dans l'escalier.
Oh ! la la ! oh ! la la !