SCÈNE IV ROGER, seul
Eh bien, mais voilà un singulier petit lutin, fort gentil, ma foi ! et qui cependant ne laisse pas que de me gêner un peu. Simple, naïve et aimante, comme l'est Charlotte, j'aurais eu bon marché d'elle... mais, avec un auxiliaire comme celuilà, diable!... la chose devient plus malaisée!... Eh bien, vicomte, qu'est-ce que cela? Une difficulté, voilà tout ! Tu te plaignais hier, à tes amis, qu'on n'en trouvait plus, de difficultés. Vicomte, tu n'es donc qu'un fat ? Palsambleu ! si je m'étais douté de cela, j'aurais pris mes mesures, moi! Je me serais muni d'un Télémaque, puisqu'elle a un Mentor... rien n'était plus facile. ..etalors je.. .(Regardant par la fenêtre.) Ah ! mon Dieu! qu'est-ce que je vois?... Mais non!... mais si!... (©uvrani
la fenêtre.) Dubouloy, mon ami, je suis sauvé. (Appelant.) Dubouloy ! Dubouloy !
DUBOULOY, dans la rue.
Hein! qui m'appelle.'
RO&ER
Moi.
DUBOULOY.
Saint-Hérem?... Que me veux- tu?
ROGER
Viens me rejoindre, et je te le dirai, (jetant nne clef par la fenêtre grillée.) Tiens, voilà la clef de la petite porte du jardin ; celle du pavillon où je suis eet ouverte. Prends garde qu'on ne te voie... Viens vite!
DUBOULOY.
J'accours,
ROGER, seul.
Voilà mon homme! je l'aurais fait faire exprès qu'il n'aurait pas été mieux confectionné! Ah ! mademoiselle de Mérian, vous avez un auxiliaire ; eh bien, moi, j'ai un allié î