‹ Théâtre completChapitre 58 sur 149 · SCÈNE VIII ROGER, DUBOULOY · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII ROGER, DUBOULOY

DUBOULOY, sur son échelle.

Mon cher ami, ce n'est pas pour moi, c'est pour toi, mais je te ferai observer que je n'ai plus que quarante minutes...

ROGER

L'heure approche... Elles vont venir d'un moment à l'autre.

DUBOULOY, sautant dans la chambre.

J'ai grimpé sur cette échelle de jardinier pour m'assurcr que tu étais seul, et te dire...

ROGER, regardant dans le jardin.

Attends...

Quoi.'

ROGER

Malgré l'obscurité... il me semble que c'est elle... Charlotte... celle que j'aime!

DUBOULOY, regardant.

Qui se promène là-bas toute seule .^

ROGER

Oui.

DUBOCLOY.

Alors, puisqu'elle est toute seule, tu n'as plus besoin de moi, mon cher ami; bonne chance !

ROGER, le retenant.

Au contraire; elle n'aura pas voulu accompagner son amie ici, où elle sait que je l'attends. Son amie va venir de son côté; ne me voyant pas, elle courrait au jardin... Occupe-la, mon cher Dubouloy, fais-lui la cour, sois éloquent; cela t'est si facile! Moi, je descends au jardin; je tombe aux pieds de Charlotte, et j'obtiens enfin l'aveu de son amour. (L'obscurité est devenue complète. En ce moment, Louise entre par la gauche.) ROGER, à Toix basse, à Dubouloy.

Tiens, regarde si je m'étais trompé.

DUBOULOY, bas aussi.

Alors, c'est la mienne, celle-là?

ROGER

La tienne, oui...

Ahçà! songe que, dans trente cinq minutes...

ROGER

Je ne te demande pas un quart d'heure.

(II disparait par la droite.)

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