‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 21 sur 288 · SCENE IX EDMOND, DENOIZEAU · texte numérisé non relu

SCENE IX EDMOND, DENOIZEAU

EDMOND

Très bonne femme... maison excellente... cuisine délicieuse... tout enfin !...

DENOIZEAU.

N'est-ce pas?... Moi, c'est ici que je me refais de mes fatigues... Un garçon, à trente-cinq ans, commence à avoir besoin de mener de temps en temps la vie de famille.

EDMOND

C'est mon avis. Par malheur, tout le monde n'a pas une famille comme la vôtre.

Ça!

EDMOND

Madame Varinois surtout a une largeur de vues... une indulgence... Ah ! la bourgeoisie est moins arriérée qu'on ne croit. Votre père à vous était notaire, n'est-ce pas, Denoizeau?

DENOIZEAU.

Non, il était droguiste. Il avait étudié, en effet, pour être notaire... mais, au moment d'acheter une étude, il a réfléchi... et il s'est marié avec la fille d'un des plus riches droguistes de Paris, la propre sœur de Varinois...

EDMOND

Ça ne vous a jamais tenté, la droguerie?

DENOIZEAU.

Non. Moi, je n'aurais pu faire aucun métier. Je

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