ACTE H, SCKNE XXI
mence à écrire : ) « Monsieur le baron d'Encolure s'étant jugé offensé par... »
(Il cherche le mol.)
LIVERDON.
(( Par une épithète malsonnante... »
DENOIZEAU.
C'est cela!
(En prononçant le mot « épithète malsonnante ». Liverdon a appuyé ses deux mains sur la table où écrit Denoizeau. Celui-ci remarque tout a coup la bande de taffetas qu'il a sur le nez et s'arrête.)
LIVERDOX, à part.
Diable!
DENOIZEAU, se levant.
Par exemple! (Il regarde attentivement Crémyer et Liver-
don. — A part.) L'un grand, l'autre petit... Ce serait trop fort!... (A Liverdon:) Qu'avez-vous donc là, sur le nez, cher ami?
LIVERDOX, yéiw.
Moi?... Rien... une égratignure... que je me suis faite contre une porte.
DEXOIZEAU.
C'est tout récent, alors... Je vous ai vu avanthier dans l'après-midi, vous n'aviez rien...
LIVERDOX.
En effet.
DEXOIZEAU, froidement.
Vous ne vous seriez pas, par hasard, blessé avec un chapeau?
BOIRE
Je suis assez pressé...
DEXOIZEAU.
Nous avons le temps... Je vous demandais donc, cher ami... si ce n'était pas un chapeau... car j'ai remarqué que les blessures faites par les chapeaux ressemblent beaucoup à celle-là.
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LIVERDON, à part.
11 a deviné!.. îiaui. Mon vieux Denoizeau...
DENOIZEAU.
Quoi?
LIVERDON.
Mon vieux Denoizeau... Voyons, il vaut mieux en rire... Eh bien! oui, c'est moi... moi et Crémyer, nous soupions... Je croyais que vous aviez l'intention de rompre avec Antonia... je ne me suis pas gêné...
DENOIZEAU.
Ah ! c'est vous?
CRÉMYER.
Oui, cher ami...
LIVERDON.
Bah! c'est fini... c'est effacé...
Il tend la main à Denoizeau qui la refuse. DENOIZEAU.
Vous vous êtes joués de moi!
LIVERDON.
Permettez...
DENOIZEAU.
Indignement!... Des camarades de club!
CRÉMYER.
Nous ne le ferons plus.
LIVERDON.
Remarquez, mon cher, que vous êtes bien vengé... Mou nez me fait un mal! J'ai saigné toute la nuit.
DENOIZEAU.
Je ne le regrette pas.
LIVERDON
Denoizeau !
DENOIZEAU.
Et si c'était à refaire, je le referais... et j'irais même plus loin...