ACTE II, SCÈNE XXII
BRIDEL, étonné.
Qu'est-ce qui est pour demain?
DENOIZEAU.
Pour demain, trois heures...
BRIDEL, stupéfait
Demain, trois heures? . (Apart.j Comment, il le sait, lui aussi?
DENOIZEAU.
Derrière les tribunes de Lonchamp.
BIUDKL.
Derrière les tribunes ! Le rendez-vous est derrière les tribunes ?
DENOIZEAU.
Oui.
BRIDKL.
Quelle drôle d'idée ! Je croyais que c'était chez lui... 11 y a eu quelque chose de changé.
DENGIZKAU.
Mais ne perdons pas de temps... Vous n'avez probablement jamais fait d'escrime... Je vais vous donner une petite leçon... Avec les épées
de mon Olicle... (Il va à la panoplie qui est an mur du fond dans un coin, décroche deux épées, en prend une et donne l'autre à Bridel.) Prenez ça.
BRIDEL, de plus eu plus ahuri.
Que je prenne ça ?
DKNOIZKAU.
Oui... Placez-vous là... le bras tendu... (Il le met en garde.) Maintenant, c'est moi qui vais vous attaquer.
BIUDKL, à pari.
Ce garçon-là n'est pas dans son état normal...
DENOIZEAU.
Attention... j'avance sur vous...
// avance.)
Eh bien ! eh bien! vous allez me blesser...
DENOÎZEAÛ.
Vous n'avez qu'à tendre le bras... Tendez le bras... oui, comme ça, essayez de me piquer à la main, en tendant le bras... C'est la leçon de terrain... De cette façon, vous êtes sûr de ne pas recevoir de coup d'épée en pleine poitrine. Vous serez blessé probablement au bras ou à la main.
BRIDEL, à l>:irt.
J'y suis... Il croit que je vais me battre avec Toury...
DENOIZEAU.
Le baron est bon tireur. . il se contentera de vous piquer légèrement.
Ah! çà... à la fin... quel baron?
Le baron d'Encolure...