SCÈNE VU BRIDEL, seul, puis ESTELLE
BRIDEL, seul, regarde du côté de la chambre de sa femme.
Elle ne se plaindra pas que je lui fais des scènes, ma femme? (Enlevant son écharpe.) Ce foulard me
gène. . (Apercevant sur le bureau des feuilles éparses de
papier à lettre.) Ah! elle a écrit... « Monsieur... mon ami... » Elle n'y est pas allée, mais elle a écrit.
(Entre Estelle.)
ESTELLE
Adolphe, Lucienne désirerait vous parler.
Immédiatement?
ESTELLE
Si c'est possible... Elle m'a tout raconté. Je conçois que vous ayez eu un petit moment d'irritation.
Vous êtes délicieuse, Estelle !...
ESTELLE
J'admets même, à la rigueur, que vous l'ayez soupçonnée... Et encore...
BRIDEL, ironique.
Vraiment?
ESTELLE
Mais, mon pauvre ami, il faut que vous ne compreniez rien aux femmes pour ne pas sentir que Lucienne vous aime...
BRIDEL, toujours ironique.
Continuez.
ESTELLE
... Et n'aime que vous.
Ah! ah!... Eh bien! non, voilà une chose que je ne sens pas.
ESTELLE
Tant pis pour VOUS ! (Allant à la porte et h Lucienne.
Va!
Estelle sort pendant que Lucienne entre.)