‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 89 sur 288 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

arrière. J'arrête le combat, je m'avance. — « Je crois avoir touché monsieur Bridel », dit le baron.

Je n'avais rien senti.

DENÔIZEAU.

Avec sa grande habitude du duel, le baron ne s'était pas trompé. Il avait en effet touché Bridel au poignet. Le docteur se précipite, examine la blessure, appuie...

LE DOCTEUR, à part.

C'est-à-dire que, sans moi, ça n'aurait jamais fini.

DENOIZEAU.

Et nous nous retirons pour rédiger le procèsverbal. Inutile d'ajouter que les deux adversaires se sont réconciliés avec les témoins.

Vous étiez brouillés?

denoizeau;

Un enfantillage... ça ne valait pas la peine... Et, comme vous voyez, tout s'est terminé le mieux du monde. Le baron m'a dit en nous quittant que vous lui plaisiez beaucoup.

Il est charmant.

Il veut vous faire recevoir à son club.

LA BONNE, revenant.

Monsieur le baron d'Encolure envoie chercher des nouvelles de monsieur?

DENOIZEAU.

Remerciez vivement, et dites que monsieur Bridel va aussi bien que possible.

BIUDEL; à la bonne.

Ah ! dans une heure, vous irez également chez monsieur le baron, et vous demanderez des nouvelles de sa santé... Vous vous informerez si le combat ne Fa pas trop fatigué.

I La bonne sort.)

LUCIENNE, à mi-voix, à son mari.

Vous n'avez pas besoin de moi? Vous n'avez pas de fièvre?

Non, madame.

LUCIENNE

Je peux me retirer?

Gomme il vous plaira. Encore un mot : Je ne dînerai pas ce soir à la maison.

Vous ne dînerez pas?... Bien, monsieur.

Je dîne avec Denoizeau et le docteur, au club, madame...

LUCIENNE

Monsieur...

Elle sort.

ESTELLE, à Drîdel.

Vous n'êtes pas gentil avec Lucienne.

(Ja ne doit pas la surprendre, j'imagine.

Sort Estelle.

DENOIZEAU.

Je vais dire bonjour à ma tante. Venez-vous, Leverquin? Venez-vous, docteur?

Ils descendent tous trois par l'escalier,

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