SCÈNE VU VALENTIN seul, puis CLOTILDE
VALENTIN, allant à la table.
Terminons cette petite circulaire.
// prend Ih plume. — Entre Ctotihle.j CLOTILDE, entrant. ;t part.
Il faut en finir.
VALENTIX. à part.
Ah! c'est elle... Haut.) Vous cherchez monsieur Jounel, madame?
CLOTILDE
Non, il vient de sortir... il avait un peu de migraine et est allé prendre l'air... C'est à vous que je désire parler.
VALENTIX.
A moi?
CLOTILDE
A vous, particulièrement.
VALENTIN
Madame, j'ai l'honneur de vous écouter.
CLOTILDE
Monsieur, je vais être franche . Vous avez dû remarquer que je n'étais pas très aimable avec vous. Je sais même que vous vous en êtes plaint à mon mari.
Du tout, madame, c'est une erreur. Je l'ai remarqué, en effet, parce que ce n'est pas très dif-
ficile à voir, mais je ne m'en suis pas plaint. Je fais mon service auprès de monsieur Jounel. Je crois ne pas lui être absolument inutile. Le reste ne me regarde pas. Ce qui pourrait m'étonner un peu, c'est que vous m'avez d'abord fort bien accueilli, aussi bien que votre mari. Croyez que sans cela, je n'aurais pas accepté d'entrer chez lui. Vous m'invitiez à dîner tous les deux jours : il y a eu aujourd'hui deux mois que vous ne m'avez pas fait cet honneur. Quand je vous salue respectueusement, vous me répondez à peine par un petit signe de tête dédaigneux. Je ne pousserai pas l'audace jusqu'à vous demander pourquoi, mais enfin, si vous me le disiez, vous me rendriez, madame, un véritable service.
CLOTILDE
Je vais vous le dire... Je vais même vous le dire sans ménagements. Eh bien! voici... Votre présence à la maison m'est devenue peu à peu insupportable... oui, c'est le mot... insupportable.
VALEXÏIX.
Ce n'était pas la peine de répéter, madame, j'avais compris.
CLOTILDE
Vous accaparez mon mari; il ne jure que par vous, il ne vous quitte plus... Vous le menez Dieu sait où... Or, je l'aime, mon mari, vous entendez... malgré ses petits ridicules. Cela va vous paraître probablement extraordinaire.
Mais non, madame, je trouve ça tout naturel.
CLOTILDE
Vous trouverez donc tout naturel aussi que je