ACTE II, SCÈNE VII
sur le dossier de votre chaise. Alors, vous vous êtes renversée, et, jusqu'à la fin de l'acte, le bout de mes doigts est resté entre vos deux épaules, et vous le saviez parfaite aient. 11 y avait de quoi vous faire une déclaration... dès le lendemain... Vous l'attendiez peut-être...
CLOTILDE
Insultez-moi pendant que vous y êtes, insultezmoi !...
Puisque je m'en vais!... Tne autre fois, nous nous trouvions tous les deux seuls dans un liacre; votre mari m'avait prié de vous reconduire. En essayant de fermer le carreau du fiacre, vous vous êtes mise presque entièrement contre moi... Si je n'avais pas été un imbécile...
CLOTILDE
Allez! allez! ne vous gênez pas...
YAI.EXTIX.
Et je ne parle pas d'un tas de petites circonstances. Je dois ajouter, pour être juste, que tout cela a cessé brusquement le jour où monsieur Raoul de Bernay, qui était en voyage, est rentré à Paris et est revenu chez vous.
CLOTILDE
Vous osez dire?...
YALEXTLX.
Oui, madame, j'ose!
CLQTILDE.
Insinuez donc tout de suite que je trompe mon mari avec monsieur de Bernay!...
VALENTIN
Mais j'en suis sûr!
CLOTILDE
Vous en êtes sûr?
Oui, madame!...
CLOTILDE
Mais il faut que vous soyez stupide! stupide ! stupide ! pour croire une chose pareille !
VALENTIN
Je sais bien que je suis stupide.
CLOTILDE
Vous le croyez?... Alors?...
VALENTIN
Je le crois...
CLOTILDE
Vous êtes convaincu que j'ai déjà eu des amants, moi...
VALENTIN
Je ne dis pas des amants... Je ne me permettrais pas... je dis un amant!
CLOTILDE
Eh bien! Je vais vous le prouver, moi, que je n'ai pas eu d'amant!
VALENTIN
Il n'y a pas de preuves de ces choses-là.
CLOTILDE
Je n'ai jamais trompé mon mari, ni avec monsieur de Bernay, ni avec personne — et la preuve c'est que je vous aime, moi aussi... je vous aime... et c'est pour ne pas tromper mon mari avec vous que je vous prie de sortir immédiatement.