JOL'NEL
Je suis monsieur Jounel.
BLUCHE.
Oui... oui...
JOUNEL.
Vous me connaissez !
BLL'CIIE.
Je connais tout le monde, à plus forte raison monsieur Jounel, avenue des Champs-Elysées. Je vous écoute.
JOUNEL.
Voici mon affaire en deux mots. Je me présente dans quelques semaines aux élections sénatoriales de Loire-et-Saône.
BLUCHE.
Je sais cela.
JOUNEL.
Ah!
Oui... oui... Dans mon métier on est obligé de savoir un peu tout.
JOUNEL.
Bon. Je continue. Pour écrire mes lettres, sous ma dictée, bien entendu, pour recevoir mes électeurs, j'avais pris un jeune secrétaire, un nommé Bridou, mais le nom n'a pas d'importance.
BLUCHE. stupéfait.
Pardon ! . . . pardon ! . . . Vous dites un nommé ?.. .
JOUNEL.
Bridou.
BLUCHE.
Valentin Bridou... peut-être?
JOUNEL.
C'est cela, Valentin Bridou... Vous le connaissez aussi, c'est merveilleux. Or, à la suite de certains incidents qui ne vous intéresseraient pas...
BLUCHE.
Ils m'intéresseraient certainement, mais je ne vous les demande pas.
JOUNEL.
A la suite, dis-je, de ces incidents, j'ai ilanqué à la porte ce jeune polisson.
BLUCHE.
Et vous avez fort bien fait... Je comprends... je comprends... Ah! ah! parfaitement!...
Seulement, aujourd'hui, je me trouve sans