SCENE IV VALENTIN, CLOTILDE
CLOTILDE, lui prenant les maint.
Ah! mon ami!
VALENTIX. mollement.
Clotilde!... ma chère Clotilde!...
CLOTILDE
Quelle imprudence je fais en venant ici!
VALENTIN
Vous croyez?...
CLOTILDE
Dans un hôtel!... Un hôtel meublé!... Quel drôle de mobilier!
VALENTIN
C'est un mobilier Louis-Philippe.
CLOTILDE, allant à la fenêtre.
Où donne cette fenêtre?
YALEXTIX.
Sur la rue... la rue Monsieur-le-Prince.
CLOTILDE
Vous êtes sûr qu'on ne voit pas tout ce qui se passe?
YALENTIX.
Non ! non ! non ! non !
CLOTILDE
Vous devriez déménager.
YALEXTIX.
Je déménagerai, je vous le promets.
CLOTILDE
Vous devriez prendre un petit rez-de-chaussée...
YALEXTIX.
Du côté du parc Monceau...
CLOTILDE
C'est ca.
YALEXTIX.
Je vous le promets.
CLOTILDE. s' asseyant.
Allons donc, allons donc. Venez vous mettre là, Valentin, à mes genoux !
YALEXTIX, s' agenouillant.
Oui. . oui .. Prenez un gâteau.
CLOTILDE
Merci, je n'ai pas faim... (Lui touchant la tête. Il faudra m'aimer toujours, n'est-ce pas, Valentin?... Toujours!... pour me faire oublier ce que je fais en ce moment ! C'est une chose très grave, voyezvous, une de ces choses qu'une femme qui se respecte peut faire deux ou trois fois à peine dans toute sa vie. Vous ne vous en rendez pus bien compte.