‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 171 sur 269 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

ROBERT, à Amélie, bas et riant.

Et puis, me vois-tu trompant... Yvonne?

YVONNE

Qu'est-ce que tu dis de moi?

ROBERT

Je dis que tu auras dix-sept ans dans huit jours.

YV< >NNE.

Comme c'est vrai, ça!

ROBERT

D'où viens-tu?

YVl iXNE.

De prendre ma leçon d'histoire avec Adrienne.

AMÉLIE

Tu pourrais dire : mademoiselle Adrienne.

YVONNE

Xon, nous sommes devenues très camarades, toutes les deux. Elle est très gentille, mon institutrice ; elle me plait beaucoup. (A son père:) Pourquoi n'es-tu pas venu, aujourd'hui ?

ROBERT

Quoi faire ?

YVONNE

Mais assister à la leçon ! Tu aurais tort de ne pas continuer. Tu n'es pas très fort en histoire.

ROBERT

Je ne suis fort en rien, mon enfant.

YVONNE

L'autre jour, tu as dit sur Charlemagne des enfantillages, positivement.

ROBERT

Tu m'aurais interrogé sur Pépin le Bref, c'aurait été exactement la même chose.

AMÉLIE

Ne te surmène pas, au moins, tu as le temps. Je ne tiens pas du tout à ce que tu passes ton brevet cette année-ci.

YVONNE

J'en réponds. 11 n'y a aucun surmenage dans mon cas.

lin Ire A il rien ne.

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