‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 185 sur 269 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

ROBERT seul, puis LA HERCHE, AMÉLIE, GLOTILDE.

ROBERT, prêtant l oreille.

Oui, c'est lui.

La porte de gauche s'ouvre. La Herche parait. LA HERCHE, allant li Robert.

Te voilà, mon vieux Robert? Ça va bien depuis Tannée dernière?

ROBERT

Pas mal... Vous n'êtes pas trop fatigués?

CLOTILDE, entrant.

Trois heures de chemin de fer, qu'est-ce que c'est que ça?

ROBERT, allant embrasser Clotilde

Ma chère Clotilde...

CLOTILDE

Bonjour, Robert... bonjour... Oh! quelle jolie installation!... Votre appartement du boulevard Malesherbes était délicieux, mais il n'y a pas de comparaison...

LA HERCHE.

Mes enfants, mes enfants, mais c'est le luxe, le grand luxe!

ROBERT

Bah!

CLOTILDE

Ça donne sur des jardins, ça?

AMELIE, la conduisant à la fenêtre.

Regardez.

CLOTILDE

Et de l'autre côté, rue de l'Université?

LA HERCHE.

L'hôtel est à vous?

AMÉLIE

Mais oui.

Magnifique! magnifique! Vous allez bien, mes enfants, vous allez bien. Et à propos de quoi avezvous quitté un appartement qui nétait déjà que trop spacieux: pour trois personnes, et avez-vous acheté un hôtel rue de l'Université?

CLOTILDE

Votre question est absurde, mon cher... Amélie et Robert sont des êtres intelligents, des êtres de bonne humeur et qui savent jouir de la vie: voilà ce que ça prouve. Il faut être vous, avec votre caractère, pour se résigner, quand on pourrait faire autrement, à habiter en province, d'un bout de l'année à l'autre, une maison triste, humide et moisie !

LA HERCHE.

Triste? Sur la place de l'Archevêché!

CLOTILDE

Elle est mortelle.

LA HERCHE.

J'y suis né.

CLOTILDE

Ce n'est pas une raison pour que j'y meure!

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