ACTE I, SCENE XIII
CLOTILDE
Je n'ai jamais vu de laboratoire. Ce doit être curieux.
ROBERT
C'est infiniment curieux.
CLOTILDE
Vous m'y conduirez, Robert?...
(Clotilde cause avec Philippe. Bohert va rejoindre Horlense. Yvonne eh Aérienne lui monlrenl des clichés photographiques. )
YVONNE, son ;ii>i>;ireil à la main.
On a encore cinq minutes. Je vais vous prendre tous dans le jardin.
ROBERT
C'est ça... (A Hortense : Allons, cousine, prenez mon bras et allons nous faire photographier.
HORTENSE. lui prenant le liras gaiement.
Voilà, cousin !
ROBERT, regardant sa main.
Vous avez une jolie bague...
HORTENSE
N'est-ce pas?
ROBERT, sans galanterie, très fraternellement . et à liante voix.
Et la main n'est pas vilaine non plus...
ADRIEXXE. à part.
Eh bien, et moi?... Elle ne fait déjà plus attention à moi. Je n'existe plus, moi, je n'existe plus!
LA HERCIIE, à lui-même.
C'est charmant! C'est charmant!
AMELIE. A La Herche, au premier plan, pendant que tout le monde est au fond.
Qu'est-ce que tu dis?
LA HERCHE.
Je dis que ma femme va se faire photographier avec un monsieur qu'elle ne connaissait pas il y a un quart d'heure...
AMÉLIE
Ça arrive tous les jours.
LA HERCHE.
Je dis aussi que tu es bien imprudente de laisser s'introduire chez toi une femme de la ligure et de la situation d'Hortense...
AMÉLIE, riant.
Ce n'est pas la première jolie femme qui vient ici, et, tu vois, nous ne sommes pas encore divorcés.
LA HERCHE.
Je dis enfin que je regrette joliment d'être venu à Paris et que j'ai bien envie de reprendre le train de quatre heures!