‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 208 sur 269 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

comme ami, mais j'aurais certainement perdu madame Vandel comme cliente. Je suis modiste, mon cher cousin.

ROBERT

Vous êtes ma cousine, chère modiste, et la cousine de ma femme. Et ma femme a un cœur excellent. Elle est très intelligente... Ce malentendu est absurde, il ne repose sur rien, sur rien. Et nous allons le dissiper tout de suite. Amélie va vous inviter à dîner pour demain. Ne songe/ pas à refuser, vous me feriez beaucoup de peine.

J'accepte, mon cousin, puisque vous insistez si gracieusement.

ROBERT

Nous aurons La Herche... ce sera très gai.

HORTENSE

Je l'ai vu tout à l'heure.

ROBERT, riant.

Vous savez son histoire?

HORTENSE, même jeu.

Oui, oui...

ROBERT

Il est dans une forme splendide en ce momentci... A demain, COUSine... (Il lui prend la main qu'il conserve un instant dans la sienne et qu'il regarde.) Tiens !

vous ne portez plus votre bague?

HORTENSE

Mais si, voyez.

ROBERT

Non, pas celle-là... l'autre.

HORTENSE

Ah ! oui, le rubis?

Le rubis entouré de brillants.

HORTENSE

Vous vous le rappelez ?

ROBERT

Il est si beau !

HORTENSE

Il vous plaisait?

ROBERT

Beaucoup... Vous ne l'avez donc plus?

HORTENSE

Il détonnait un peu dans ma position... je m'en suis défaite.

ROBERT

Oh ! que c'est dommage !

HORTENSE

Je vous promets de m'en racheter un tout pareil sur mes premiers bénéfices.

ROBERT

Ce n'est pas un ennui, au moins, qui vous a forcée de vous en défaire ?

HORTENSE

Non... non...

ROBERT

Sûr?

Sûr...

(Entre Céleste.)

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