‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 217 sur 269 · livre à la main · texte numérisé non relu

livre à la main

\ VONNE

Mon petit papa, comment trouves-tu cette robe?

ROBERT

Voyons... Je la trouve élégante... Tu commences à avoir l'air d'un bout de femme.

YVONNE

11 me semble, je ne sais pas si c'est une illusion, que je me suis extraordinairemeiit développée cet hiver.

ROBERT

Tais-toi. Tu n'es qu'une petite fille sans conséquence.

YVONNE

J'aurai des conséquences quand je voudrai... Ris donc, papa... C'est inouï comme tu deviens difficile pour les plaisanteries !

ROBERT

Faut-il encore qu'elles aient le sens commun.

YVONNE

Je t'ai vu rire aux éclats pour de vraies bêtises.

Dis-moi une vraie bêtise et tu verras.

YVONNE

Adrienne a raison. Tu as l'air préoccupé depuis quelque temps.

ROBERT

De quoi se mêle-t-elle, mademoiselle Adrienne? De quoi se mêle-t-elle?

YVONNE

Quel mal y a-t-il? Elle a remarqué que tu n'étais plus d'aussi bonne humeur. Mais, moi aussi, je l'ai remarqué.

ROBERT

Tu vois, je ris... Tu me dis une vraie bêtise, alors je ris.

YVONNE

Enfin, tu nés pas fâché après moi et la première chose que je te demanderai tu me l'accorderas ?

ROBERT

Si elle est raisonnable. Quelle est cette « chose » ?

YVONNE

Pour l'instant — je dis pour l'instant — c'est

Page 1