‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 246 sur 269 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

ROBERT seul, puis La Femme de Chambre un instant, puis ADRIEWE.

ROBERT, fait un geste du délivrance •■/ *'>:crie.

Ah!... Ah! enlin...

(Entre la femme de chambre.)

LA FEMME DE CHAMBRE, au fond.

Mademoiselle Adrienne fait demander à Monsieur si Monsieur peut lui accorder quelques instants d'entretien.

ROBERT

Mais certainement, qu'elle entre, u femme de

chambre introduit Adrienne. Entrez, mademoiselle,

entrez. Vous désirez me parler?

ADRIENNE, intimidée d'abord, se remettant peu à peu.

Oui, monsieur Yandel.

rtOfiÈRl", irèi <jai. Irèi amical.

Eh bien! asseyez-vous... Je vous écoute. De quoi s'agit-il?

ADRIENNE

Je voudrais vous demander, monsieur Yandel, la permission de m'en aller.

ROBERT

Yous désirez un congé?

ADRIENNE

Non... Je désirerais partir... partir définitivement.

Nous quitter? Vous voulez nous quitter?

ADRIENNE

C'est cela.

ROBERT

Mais pourquoi donc?

ADRIENNE

Une de mes amies m'a procuré une place, une place en Amérique, pour l'éducation d'une jeune tille. 11 y a longtemps que je rêvais d'aller en Amérique... je parle anglais... D'autre part, l'éducation d'Yvonne est achevée ; elle n'a plus besoin de moi.

ROBERT

L'éducation d'Yvonne est loin d'être terminée, d'abord ; et vous resterez encore très longtemps auprès d'elle. Si votre avenir vous préoccupe, eh bien ! c'est moi qui, plus tard, me charge de vous trouver une place, une très bonne place, bien meilleure que celle que l'on vous offre, je vous le promets.

ADRIENNE

Ce que vous me dites me touche profondément... et la pensée de quitter Yvonne m'émeut à un point que je ne peux pas vous exprimer...

ROBERT

Alors, qu'il ne soit plus question de ce départ... qui nous chagrinerait tous, car tous, ici, nous avons une grande amitié pour vous, un vrai attachement.

ADRIENNE

Merci, monsieur Yandel, merci. Vous êtes trop bon. Mais il faut que je parte. Il le faut.

ROBERT

Il le faut ?

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