acte il, scène ix h
LAURE
Nous avons le temps. Il est beaucoup trop tôt.
MONSIEUR BRIANT
J'aurai d'ailleurs le regret de ne pas vous accompagner. Outre que je n'ai plus l'âge de goûter dans des bateaux immédiatement après le déjeuner, ni de souper immédiatement après le dîner, comme nous l'avons fait hier soir, j'ai reçu par le courrier de très mauvaises nouvelles de là-bas... il faut que je réponde.
LUCIEN
Des mauvaises nouvelles de l'usine ?
MONSIEUR BRIANT
Oui, bruits de grèves, réclamations... Notre présence, en tout cas la mienne, sera nécessaire plus tôt que je ne pensais.
LUCIEN
Ah ! il ne manquerait plus qu'une grève !
monsieur briant.
Ne nous dissimulons pas que nous l'aurons un' jour ou l'autre.
LUCIEN
Où est ce courrier, mon père?
Je vais te le montrer.
LUCIEN
Quelle existence! Et quel avenir!
MONSIEUR BRIANT
Ah! ah! Nous enverrons de belles, oui!
(Il sort avec son fils.)