SCENE VII VALPIERRE, CÉCILE, MADAME VALPIERRE
MADAME VALPIERRE, à Cécile qui rit.
Tu trouves cela drôle ?
CECILE. <-fs.<.;<itt de rire.
Très drôle !
MADAME VALPIERRE
Et c'est tous les jours comme ça ?
CÉCILE
Presque tous les jours.
VALPIERRE, s'emportant.
Et ta mère supporte cette situation-là ?
CÉOLE.
Que voulez-vous qu'elle y fasse ?
VALPIERRE
Et toi, tu n'es pas exaspérée, tu n'es pas navrée ?
CÉCILE
Nous en avons l'habitude.
VALPIERRE
Tu n'es pas épouvantée d'être ainsi toute ta vie ?
lïlUGNOJ ET &A 1 I 1.1 K
c\à:ua..
Père prétend que cela finira bientôt.
MADAME YALPIERRE.
Gela ne finira jamais ! 11 est impossible que cela finisse!
CÉCILE
Eli bien ! puisque c'est une chose qui ne finira jamais, il faut bien que je m'y accoutume.
MADAME VALPIEJRRE.
C'est insensé !
Mais vous savez, ma tante, j'aimerais mieux que mon père fût riche et que nous n'ayons jamais d'ennuis; je préférerais posséder des chevaux, des voitures et une maison de campagne, et mener la vie qui nous conviendrait. Mais vous venez de dire vous-même que cela n'arriverait jamais...
VALPIERRE
Je le crains.
CÉCILE
Dans ces conditions-là, mon oncle, je ne vois vraiment rien de mieux à faire que ce que je fais en ce moment-ci.
VALPIKRRE. il se promène et frappe du pied.
Si tu avais été dans l'enseignement, comme je l'ai conseillé cent fois à ma sœur, tu n'assisterais pas à de pareils spectacles.
CÉCILE
Oui, mais il est trop tard. Je ne suis pas dans l'enseignement; je ne suis bonne à rien, nous n'avons pas d'argent et papa a des dettes. Je suis bien obligée d'en prendre mon parti.
yalpierre.
Si ton père n'avait pas quitté Poitiers !