ACTE III, SCÈNE XI
votre égard. Elle aurait été très différente, si je n'avais pas deviné tout ce que votre air de dignité cache de rancune et d'envie ! Je garderai ma pitié pour des filles plus humbles et plus modestes que vous... Vous, vous êtes de ces filles orgueilleuses qui se croient les égales de tout le monde parce qu'elles ont reçu un semblant d'instruction, qu'elles ont une jolie figure et la taille mince. Mais vous apprendrez un jour qu'il n'y a pas que
la beauté...
nosK.
II n'y a pas que l'argent!
MADAME GRANGER
Rose!...
MADAME HÉLION, à madame Granger.
Laissez donc!... (A Rose.) Un dernier mot... voulez-vous, oui ou non, aller chez madame de
Cayeux?
Non !
lii >SE
MADAME HELION.
Non?... Bien!... Mais dans ce cas, comme je ne tiens pas à ce que vous continuiez, dans ma maison, les divers... travaux que vous y avez commencés, je vous prie d'en sortir immédiatement!
ROSE, très pâle,
La jalousie vous inspire une vengeance bien mesquine !
MADAME HÉLION
Insolente !
rosi:.
Vous m'accusiez d'être envieuse... Eh bien! vous l'êtes peut-être plus que moi !
MADAME HÉLION
Sortez, vous dis-je ?.. . Je vous chasse d'ici!
ROSE, allant ouvrir la porte.
Une pareille insulte, à moi, c'est une honte !
i'ulre Payelel qui entend les deux derniers mois. PAGELET.
Qu'y a-t-il donc ?
MADAME HÉLION
Il y a que je congédie mademoiselle, c'est bien simple !
PAGELET, à madame U.:lion.
Oh! laissez-moi lui dire un mot, je vous en prie...
MADAME HÉLION
Faites donc... A madame Granger. Venez, chère amie... Où allons-nous, mon Dieu, avec toutes ces créatures?...
(Elle sort avec madame Granger.