SCENE XII Le Commandant BRUNET, MAURICE, J.a Bonne
LA B< >NNK. allant à Vautre porte.
Si ces messieurs veulent bien entrer ?
LK COMMANDANT, à la bonne.
Il n'est pas parti, j'espère?
la Bonne.
Non, messieurs... Monsieur vous prie de Lien vouloir l'attendre un instant.
Elle sort.
LK COMMANDANT, agitant sa canne.
Trente mille francs !
MAURICE
Pourquoi, diable ! aussi, mon oncle, ne m'ayezvous pas raconté cette histoire-là plus tôt?
LK COMMANDANT, haussant les épaules.
Est-ce que je pouvais supposer une pareille chose? Brignol !
MAURICE
Vous êtes bien naïf, permettez-moi de vous le dire. Brignol ! Qu'est-ce que c'est que ga, Brignol?
LK COMMANDANT
Il est de Poitiers... J'avais confiance en lui.
[ÎHK.NOL i:t sa kii.i.e
MAURICE
Vous avez été dupé toute votre vie, et vous le serez toujours. 11 n'y a rien à faire.
LE COMMANDANT
J'avais confiance, te dis-jc... Alors, décidément, tu crois que ce Brignol? ..
MAURICE
Brignol est comme les autres. Il a joué à la Bourse, et ne vous faites pas d'illusion, votre ar- * gent est irrévocablement perdu.
LE C< IMMANDANT.
Irrévocablement ?
MAURICE
Il n'y a pas d'exemples du contraire.
LE COMMANDANT
J'en ai une déveine dans tout ce que je fais !
MAURICE
Aussi, mon oncle, on n'a pas idée d'une simplicité pareille.
LE COMMANDANT
Tu en parles à ton aise. Il est facile de ne pas compromettre sa fortune, quand on a quatrevingts ou cent mille francs de rentes... Et puis, tu es bon, toi ! On dirait que tu t'es toujours conduit comme un ange. J'ai le jeu, c'est vrai; mais tu as...
MAURICE
Les femmes...
LE C< »MMANDANT.
Il me semble que tu as assez fait de bêtises et que j'ai eu assez d'ennuis de ce côté-là, quand j'étais encore ton tuteur... Bon! Alors...
MAURICE
J'en conviens, mais ça vaut encore mieux,