ACTE II, SCENE XVI
ADOLPHE
Certainement. La loi vous y autorise (Bas à
Béjon. n'est-Ce pas? (Signe de Béjou.
LÉONTINE
Je désirerais savoir quelles sont les intentions de mon mari.
LE BARON
J'ai l'intention de divorcer dans le plus bref délai possible.
LÉONTINE
Bien.
LE BARON
Me réservant de rouer monsieur de coups... // désigne Anatole, quand l'occasion s'en présentera.
LÉONTINE
Bien.
Cela ne vous étonne pas, je suppose, madame?
LÉONTINE
Du tout, monsieur, c'est votre droit.
LE BARON
Je vois avec plaisir que vous ne cherchez pas à nier et que vous n'invoquez aucune excuse.
LÉONTINE
Aucune.
LE BARON
C'est parfait.
LEONTINE. se retournant vers Anatole.
Et vous, monsieur, oserai-je vous demander quelles sont vos intentions ?
ANATOLE
Je ne sais pas... Oue voulez-vous que je vous réponde? Je suis très embêté.
LÉONTINE
On vous menace de vous rouer de coups: mon mari me chasse de chez lui, et c'est tout ce que vous trouvez à répondre ?
Je suis professeur d'agriculture. Je suis un homme d'études... Je ne suis pas un viveur. Jamais je ne m'étais préparé à un pareil événement.
LÉONTINE, avec mépris
Plus un mot, monsieur. Je sais ce que je voulais savoir. Continuez le procès-verhal, monsieur le commissaire. — Quand il sera terminé, je m'en irai et ces messieurs n'entendront plus parler de moi.
LE BARON
Et où irez-vous, madame?
LÉONTINE
N'ayez pas peur, monsieur, je ne ferai pas de scandale.
LE BARON
Vous portez mon nom jusqu'au prononcé du divorce et je vous prie de me dire où vous irez?...
LÉONTINE
Je me retirerai dans ma famille.
LE BARON
Vous n'avez plus de famille.
LÉONTINE
Pardon... J'ai un oncle. (Mouvement d'Adolphe. J'irai lui demander l'hospitalité.
(Elle regarde Adolphe à la dérobée.) ADOLPHE, A part, furieux.
Qu'est-ce qu'elle dit?