ACTE II, S< !\i: XVI
LÉONTINE
Mon oncle est un homme de cœur qui m*a déjà donné de grandes preuves d'affection, et qui, j'en suis sûre, sera enchante de me recevoir.
Physionomie navrée d'Adolphe,
Ain >LPHE, à /'••"•''•
Chez moi ! encore! Ah! non! Ah! non! par exemple. Haut Pardon, madame.'
LÉONTINE
Monsieur le commissaire !
ADOLPHE
Pardon, madame, vous dites hien que vous êtes décidée à vous retirer chez votre oncle avant le divorce ?
LÉONTINE
Et même après.
ADOLPHE
Et même après !
LE BARON
Gela n'a pas d'importance pour le procès-verbal.
Mais, je vous demande pardon. Cela a une très grande importance.
BÉJOU se penchant vers Adolphe.
Aucune.
ADOLPHE, continuant sans entendre Bt'jou.
Une importance capitale. Ça en a même tellement qu'il m'est impossible de signer un procèsverbal d'adultère dans ces conditions-là !...
LE BARON
Comment!...
BÉJ< >U, à part.
Il est fou !
LE BARON
Vous n'allez pas écrire que vous avez trouvé ma femme dans la chambre de monsieur ?
ADOLPHE
Non, pourquoi ?
LE BARON
Et vêtue d'une façon inconvenante, ce sont vos propres expressions.
ADOLPHE
Je ne peux pas écrire cela, ne l'ayant pas vu... J'ai trouvé madame la baronne dans un élégant costume de bicycliste... Ça je l'ai vu... C'est tout ce que je puis écrire, si vous y tenez !
Mais...
ADOLPHE
Veuillez ne pas m'interrompre. Ecrivez, Béjou, puisque monsieur le baron semble y tenir : « Nous étant présenté, monsieur, etc., etc.. Nous avons trouvé madame la baronne de la Jambière pudiquement vêtue d'un élégant costume de bicycliste... »
LÉOXT1XE. riant, à i>nrt.
Ali! ah! Cet Adolphe!
LE BARON, protestant.
Mais, nom d'un chien !
ADOLPHE, l'arrêtant et continuant tic dicter.
« En foi de quoi nous avons signé. »
LE BARON
Et c'est tout ?
ADOLPHE
Que désirez- vous de plus?
BÉJOU. bas à Adolphe.
Je dois vous prévenir qu'à partir de mainte-