‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 240 sur 261 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

ADOLPHE

C*est dommage !

LÉONTINE

Ça m'a fait beaucoup de chagrin, je t'assure. Je commence àm'attacher à tout ce petit monde là. D'abord, moi, une ferme avec des bêtes et un bon mari que j'aimerais bien, ça a toujours été mon rêve.

LE BARON"

Alors, Léontine, vous m'aimez bien, maintenant ?

LÉONTINE, riant.

Oui et je ne me souviens plus du tout de ce que j'ai fait avant de t'aimer.

ADOLPHE

Voilà mon œuvre !

LE BARON

C'est vrai! Et quand je pense que les trois quarts des gens mariés pourraient être aussi heureux que moi ! C'est effrayant ce qu'on a d'idées fausses sur le mariage. Mais rien n'est plus facile que d'être heureux en ménage et c'est grâce à vous que je m'en suis aperçu. Il suffit de n'avoir pas un trop mauvais caractère, et de ne pas demander aux femmes... l'impossible.

ADOLPHE

Voilà !

LE BARON

Tenez ! mon ami, vous aussi vous devriez vous marier.

ADOLPHE

Moi !

LÉONTINE

Oui ! oui ! il faut le marier.

LE BARON

Absolument.

ADOLPHE

Vous n'y pensez pas, mon cher baron.

LK BARON

Mais si ! mais si !

ADOLPHE

Vous en parlez à votre aise. Je n'ai ni votre fortune, ni votre situation.

LE BARON

Cela n'est rien. Je vous trouverai une femme, je m'en charge.

LÉONTINE

C'est ça. Nous vous trouverons une femme.

Page 1