ACTE III, SCENE IV
HORTENSE
Si je connais monsieur Dubois !... Mais monsieur m'a sauvé la vie... Je te l'ai raconté...
LK BARON
Comment, c'est lui?... le cheval emporté...
HORTENSE
Monsieur Dubois s'est jeté à sa tête, avec un courage, une présence d'esprit... Et je suis heureuse de lui exprimer encore toute ma reconnaissance.
(Elle lui série encore la main, LE BARON.
Et il ne s'en vantait pas, le cher ami.
ADOLPHE
Je n'ai fait que ce que tout autre eut fait à ma place.
LE BARON
Mais venez donc que je vous remercie à mon tour.
// lui serre la main. I
ADOLPHE
De rien...
HORTENSE
Comment de rien ! Mais il m'aurait été très désagréable d'être écrasée, je vous assure.
LÉONTINE
Et moi aussi, je vous remercie... C'est bien ce que vous avez fait là... C'est très bien.
(Ils lui serrent tous la main.) ADOLPHE.
Madame...
LE BARON, lui frappant sur l'épaule.
J'avais déjà une grande sympathie pour vous,
mon cher Vincent... Ce sera désormais entre nous de l'amitié, une véritable amitié... Vous êtes de la famille.
ADOLPHE, (jêiip.
Mon cher baron.
LE BARON, arec autorité.
Vous êtes de la famille ! N'est-ce pas, Léontine?
LÉOXTINE.
Certainement.
ADOLPHE, à part.
Allons bon! voilà que je suis de la famille, maintenant !
HORTENSE
Vous plaisez- vous à Châtellerault, cher monsieur Dubois?
ADOLPHE
Oui, les habitants sont charmants... Et les habitantes en particulier.
(Ils continuent à causer en remontant .
LE BARON, à Léontine, à part.
Devine l'idée qui vient de me passer par la tête?
LÉOXTINE.
Voyons ?...
LE BARON
Si on mariait Hortense et Vincent.
LÉONTINE. battant îles mains.
Oh ! que ce serait amusant !
LE BARON-
Comment ! Amusant ?
LÉOXTINE.
Je veux dire que ce serait parfait.