‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 27 sur 261 · SCENE XVI BRIGNOL, MAURICE, puis VALPIERRE · texte numérisé non relu

SCENE XVI BRIGNOL, MAURICE, puis VALPIERRE

BRIGNOL.

Votre oncle, monsieur, est un homme charmant. Nous sommes en relations depuis très longtemps, et je serais désolé de me brouiller avec lui. Asseyons-nous, nous allons fixer...

Est-ce que le délai de trois jours?

BRIGNOL.

Le délai de trois jours est suffisant à la rigueur. Je regrette que nous n'ayons pas commencé par là, cela nous eût évité des explications inutiles. Mais le commandant est entré dans une telle fureur!...

MAURICE

Il est très vif.

BRIGNOL.

Je l'aime beaucoup et je sais que la crainte de ne pas jouer de quelque temps suffit à l'exaspérer. D'ailleurs, je ne lui en veux pas le moins du monde. Mais, que diable ! quand il s'abstiendrait encore déjouer pendant quelques semaines...

MAURICE

Quelques semaines ?

BRIGNOL.

Quelques semaines ou quelques jours, peu

importe. Apercevant Maurice qui essaye de regarder une

photographie île jeune fille placée sur son bureau. C est llia

fille...

MAURICE

Elle est charmante... Voyons, je tâcherai d'obtenir un mois ; je n'en réponds pas.

Il ne peut pas refuser, à vous.

MAURICE

Alors, vous êtes sûr que dans un mois?

BRIGNOL.

Ah ! mon cher monsieur, dans un mois, il y a longtemps que cette affaire sera terminée* Ce

Page 1