ACTE 1, SCÈNE XVI '.'< I
n'est môme plus la peine d'en parler. Un mois !... Je vous remercie, cher monsieur, je vous remercie. Vous ne jouez pas, vous, au moins?
MAURICE, riant.
Jamais.
BRIGNOL.
Je me rappelle parfaitement avoir rencontré votre père à Poitiers, quand j'étais encore au barreau. Il est mort vers quatre-vingt-dix. s'il m'en souvient bien.
MAURICE
Oui.
BRIGXOL.
Et vous n'avez plus que votre oncle? Quel charmant homme! Il est bien fâcheux qu'il ait cette triste manie.
MAURICE
De ce côté, il est incorrigible.
Vous qui avez de l'influence sur lui, vous devriez essayer de le raisonner... Il linira par se faire du tort.
VALPIERRE entr'ouvre la porte, et, apercevant quelqu'un, fait mine de se retirer.
Oh ! pardon.
BRIGNOL, vivement.
Mais, tu n'es pas de trop! Entre donc.
VALPIERRE, bas.
C'est le commandant qui faisait tout ce tapage?
BRIGNOL, même jeu.
Quel tapage? Où prends-tu du tapage ?... Haut. Mon cher ami, je te présente monsieur Maurice Vernot, le neveu du commandant Brunet... Mon beau-frère, monsieur Valpierre... magistrat à Poitiers*
BKIGNOl 1.1 ^A PILLE
MAURICE, s'inclinant.
Ah !
VALPIERRE
Le neveu du commandant! Monsieur, nos propriétés sont presque voisines.
BRIGNOL.
Vous ne vous connaissez pas, c'est étonnant... Valpierre, mon cher monsieur Vernot, a été comme moi, un ami de votre père.
En effet... C'était un homme de premier ordre.
BRIGNOL.
In esprit des plus remarquables.
LA BONNE, entrant.
Monsieur est servi.
BRIGNOL.
Bien. Prévenez madame... (À Maurice «près une hésitation.) Je compte bien, monsieur Vernot, que vous restez à dîner avec nous?
MAURICE
Oh! trop aimable... vraiment, c'est impossible.
BRIGNOL.
Mon beau-frère vous en prie.
VALPIERRE
Je vous en prie, monsieur.
BRIGNOL.
Nous serons tout à fait en famille. .Entrent
madame Brignol, Cécile et Ga.rria.rd.) Ma femme... ma
fille... Monsieur Maurice Vernot, le neveu du