ACTE III. SCÈNE I V
suis fermement résolu, d'ailleurs, dès que j'aurai réglé diverses affaires, à ne plus habiter Paris. (Même jeu.) Sachez que si cela était nécessaire, j'irais môme à l'étranger pour m'y faire une position. Je ne suis pas embarrassé! (Il se promène sur la scène. Ma parole d'honneur, on dirait que vous et Valpierre ne cherchez qu'à me décourager.
MADAME VALPIERRE
Je ne vous dis rien.
BRIGNOL.
Vous ne me quittez, ni l'un ni l'autre, comme on doit quitter ses parents. Valpierre est furieux contre moi pour des enfantillages; je ne puis pas aller me jeter à ses pieds... Que voulez- vous? il y a certaines choses dans la vie que je ne me résoudrai jamais à prendre au tragique. C'est un sens qui me manque.
MADAME VALPIERRE
Je n'ai pas de conseils à vous donner.
BRIGNOL.
J'irai, moi, chez Valpierre, et il faudra que
nOUS nous Serrions la main. La bonne entre et annonce monsieur Vernot. A sa femme. Ah! Voici Vemot. Je t'assure que je Vais Savoir... (Les dames se retirent.
Seul. Décidément, il ne faut compter que sur soi.