SCENE PREMIERE PAGELET, GEORGES, puis Un Domestique
un instant. LOUISON.
PAGELET.
Comment va votre père ?
GEORGES
Beaucoup mieux, quoiqu'il ne cesse de se plaindre.
PAGELET.
Il vient dîner avec nous ?
GEORGES
Il me suit.
PAGELET.
Avec votre tante, naturellement... Bon! monsieur et madame Hélion viennent aussi.
GE( >RGES.
Je me suis même permis d'inviter quelqu'un de votre part.
PAGELET.
Qui?
GEORGES
Un de mes amis, arrivé de Paris hier soir : Bolard. C'est d'ailleurs un de nos compatriotes.
PAGELET.
Le fils de l'ancien avoué ?
GEORGES
Oui.
PAGELET.
Vous avez fort bien fait. Notre petit dîner du samedi sera très animé.
Il se frotte les mains.
GEORGES
Vous êtes vraiment un homme heureux, mon cher maître.
PAGELET.
Parce que je me frotte les mains.
GE< >RGES.
Pas seulement pour ça.
J'ai eu mes soucis comme tout le monde, mon cher ami. Savez-vous que ma femme a été malade sans répit pendantsix ans, et que je l'ai fort pleurée, quand elle est morte?
GEORGES
Certes !
PAGELET.
Enfin, tout est bien qui finit... Je veux dire qu'on arrive à se consoler de tout. Vous n'êtes pas heureux, vous ? Qu'est-ce qui vous manque ?