SCÈNE PREMIÈRE
M M fRICE, CHANTRAINE, BRÉAUTIN, MADAME BRËAUT1N, LIMERAY, $omi au fond,* prendre le r.ifr. — MARIANNE, entre premier pian à droite cl va teoir s'"- le canapé h gauche.
MARIANNE, i Maurice qui J—i approché délie.
Ali'. v.-A toi?
MAlIili I
Qll 'ot-ce que tu as?
Je riens de passer quelques jolies heures!... Je suis dans une inquiétude mortelle... obligée de répondre & des invités, de leur sourire... Tu comprends, u'est-ce pas? qu'en voyanl repartir Langlade pour Tari-, sous un prétexte quelconque... tu comprends que j'ai deviné? Vous allez vous battre?
MAI l;l« I
He t'occupe donc pas de ça !
L ADVERSAIRE
MARIANNE
Tu peux bien me le dire!... Je te supplie de me le dire!... C'est vrai? D'ailleurs, je ne sais pas pourquoi je te demande ça... C'est fatal... c'est fatal!
MAURICE
Oh! mon Dieu, nous allons probablement faire cette chose stupide.
MARIANNE
Toi , te battre ! ... avec un homme qui te déteste !
MAURICE
Ah ! il t'aime bien !
MARIANNE
Ce n'est pas demain, au moins... que vous vous battez?
MAURICE
Mais si, c'est demain... Plus tard, ce serait encore plus bête... Nous battre?... Oui!... ça ne prouvera même pas qu'un de nous deux est plus fort que l'autre! Mais enfin, tant que le duel est là, il faut s'en servir... Et comme il est dit que dans les plus sales histoires ii y aura toujours un peu de bouffonnerie, je suis bien décidé à prendre Chantraine comme témoin ! ... Ce bon Chantraine ! Mon aventure n'est pas très différente de la sienne. Toutes les aventures de maris trompés se ressemblent, comiques ou douloureuses, suivant le masque des gens, mais le fond est pareil... Viens rejoindre nos invités.
MARIANNE
Ah! je souffre plus que toi!... Toi, lu te consoleras, moi, jamais!
MAURICE
Espérons que nous sommes des êtres assez frivoles pour nous consoler tous les deux... // regarde
\. I I IV, SCÊN1 H
m montre. Voyons... toul le monde va s'en aller... nous aurons le temps de toul décider ce soir... Diable! il \ a ta mère I... On ae Dense jami La Famille; dans ces moments-là... Nous tacherons d'inventer une machine quelconque pour Qe pas gâter sa saison à la Bourboule...
S< ENE 11
Lus Mêmes, M \1> \MK BRÉAUT1N, pnu LIMER U . puU CM WTIi UNE.
M \|.\Mi: BRÉA1 11 V
Nous allons partir, nous!... -l 'ai fait mes adieux a votre mère... Merci de cette bonne journée, mes
chers amis... Regardant Marianne. Tiens!... vous
;i\ ez votre migraine, vous !
( lui, à nu point !...
MADAME BRÉAUTIN
Il faut vmis reposer...
LIMERA Y, minuit.
Quelle belle soirée! La route va être on délice... Je vais préparer mes lanterne