M \!;IA\M
Non, je nr veux pas t«i répondre... car en ce moment, tu es frémissant et affolé... Tu es sous je oe sais quelle Influence :... Quelle calomnie a-t-on pu faire ?... Au non du ciel, laisse-moi,
a Le m- tourmenter :... C'est la torture !...
\1 \i RIGE
Pour qui est-elle la torture .'
268 i.'advehsaire
MARIANNE
Quoi que je te dise maintenant, tu ne le croiras pas!... car tu es persuade' que je t'ai trompé!... Et quand tu me disais non, tout à l'heure, c'est que tu me tendais un piège!
MAURICE
Tu pouvais donc y être prise?
MARIANNE, perdant la lête.
Mais tais-toi ! . . . Va-t'en ! . . .
MAURICE, la retenant par les poignets.
Je ne te quitterai pas avant de savoir ce que tu me caches depuis un mois ! Je veux savoir la vérité, je veux qu'elle éclate, quand même elle devrait tout briser autour de nous; je veux la tirer de tes yeux ou de tes lèvres!... Oui, c'est odieux ce que je fais, parfaitement... Mais c'est de ta faute!... C'est toi qui, par ton inconscience, par ta sottise, par tes défis, as introduit dans notre ménage l'ombre de l'adultère, c'est à toi de l'en faire sortir! Oui, je te crois coupable, oui... car si tu ne l'étais pas, au lieu de trébucher et de te perdre dans tes mensonges et dans ta peur, tu aurais déjà trouvé, le mot, le cri, le geste qui m'auraient remué et convaincu!... Ah! tu ne veux pas dire la vérité!... Eh bien!... je vais la savoir tout de même !
(Il se dirige violemment vers la, j>orte.) MARIANNE, se redressant.
Où vas-tu? où vas-tu?...
MAURICE
Je vais la lui demander à lui!...
M \l:l W\K. affolée.
A lui?
A< Il III. B< I M M
M \i RICJ
Oui et de a de force, il me La «lira, je te
le jure !
\l \i;l INNE
.1,. ae le veui pas!... Maurice!
M vi i;|( i . s „■ aneani vert vite menaçant. More, c'est vrai?... C'esl viai'
M \i;l INNE, tombant tar bik cnaû».
Oui... Faia ce que tu voudras!
MAURICE, l'amÉlanl toul â coup
Malheureuse folle!... Tu as détruil toute ta vie et la mienne, et pour en arriver à ça : être déjà
en plein remords!
MARIANNE, dant le§ larme».
M,: oui... folle... folle!... Quest-ce que j'ai fait?... Mais je me serais l'ait hacher plutôt que de continuer!... Tu ne me pardonneras jamais....
MAURICE
Jamais! car il y avait dans mon amour pour loi n.»n seulement la passion, 1»' désir, la tendresse; il v avait aussi la sécurité; la certitude jte et puissante que je te possédais entièrement, a moi tout seul et pour toujours... Que te trahi-. n ae m'enlève pas 1<- dr-ir, <• «-st pussild.- . Mais ce désir-lô, bien d'autres femmes me 1 ont donné, bien d'autres pourront me le donner encore! El ce n'est vraiment pas La peine pour si p,.,,. ,1,. vivre toute une existence d amertume et ,1,. rancune, avec un pareil souvenir entre no
I d'an geste Marianne qui fait un mouvement vers
iu, C'est fini!... non, non, c est fini!... Nous achèverons de régler toui ça quand nos invités
L ADVKIISAIRE
seront partis, car nous avons des invités!... Ah! au fait... à l'autre maintenant !
Maurice, je t'en conjure!
MAURICE
N'aie donc pas peur! Nous n'allons pas nous colleter dans le parc.
MARIANNE, ;tr<>r angoisse.
Qu'est-ce que tu vas faire? Qu'est-ce que tu vas lui dire?
MAURICE. - un leinj>s.
Je vais lui dire de ne pas dîner ici!