MADAME CHAIS II: ONE
Oh ! vous la défendez toujours, c'est une justice à vous rendre. Eh bien! mon cher, je crois que vous allez a\ oir fort à faire.
CHANTRAINE.
Je ne voua demande pas de la défendre avec moi, je voua prie simplement de ne pas l'attaquer... Car retenez hien ceci, chère amie...
MADAMl CHANTRAINE
Je voua ••coûte.
CRAN il; UNE.
Pour se permettre, sur La conduite de madame Darlay, La plus petite critique, il faudrait être soi-même âne femme tellement irréprochable...
l'adversaire
MADAME CHANTRAINE, frappée.
Que voulez-vous dire, mon ami?
CHANTRAINE, la regardant.
hère amie.
MADAME CHANTRAINE, même jeu.
Mais rien, chère amie.
Rien?...
CHANTRAINE.
Rien du tout.
MADAME CHANTRAINE,
Emile!
CHANTRAINE.
Quoi?
MADAME CHANTRAINE.
Vous me regardez d'une façon, vous me faites peur.
CHANTRAINE.
Je vous regarde avec un vif intérêt, mon enfant... et même avec une certaine admiration...
Il étend la main comme pour lui tapoter sur les joues. Madame Chantraine se recule instinctivement.] Là, là, ne VOUS
alarmez pas. Les choses sont très bien comme elles sont et ce serait dommage d'y rien changer... Vous me promettez d'être bien gentille?
MADAME CHANTRAINE.
Je vous le promets.
CHANTRAINE.
Et maintenant, venez, mon enfant, partons. A part. Dire que cette petite femme-là est capable de m'adorer, maintenant!
(Entre Marianne.)
MARIANNE
Comment, vous êtes là! Tout le monde est déjà <m voiture : on n'attend plus que vous pour le départ.
vu IV, KINI VI