I.llil: \sn
Tu n'exerces pas une profession avouable. Tu exploites tout bonnement Les imbéciles.
IMI.ui >IS
Si l'en n'exploitait pai un peu l«i^ Imbéciles, il \ en aurait trop.
LEBRASIER
I n homme de ion instruction pouvait asphvr à autre chose. Ça te regarde, chacun son goût... Moi, -i je mène un.- existence médiocre, j'ai au moins la consolation de n'être pas sorti de mon rang, ni «le mon milieu. Toi, tu <>s condamné ■< \i\iv parmi <!«•> ^■n-. aspects et Interlopes. Tu diras ce que tu voudras : il ) a un monde maintenant "H tu ne pénétreras plus.
P1ÉGOIS.
Quand j'éprouverai i<- besoin d'y pénétrer, mon petit Lebrasier, ce ne sera pas aussi «lillicilo que tu le crois. Mais je D'en ai aucune en\ i.- pour l'instant.
IJ.Hi; \>ll.i;.
I n fais bien... Remarque <jur je ne t.- dis pas pela pour t'ntl'.'nser. Je suis enchanté <!<• aotre rencontre.
324 MONSIEUR PIÉGOIS
LE VALET DE PIED, entrant du cabinet de Piégois, à Piégois.
Madame fait démander à Monsieur si elle peut aller faire un tour aux petits chevaux?
PIÉGOIS.
Oui. oui... qu'elle vienne...
(Sort le valet de pied.)
LEBRASIER.
Et cette petite ouvrière qui avait quitté ses parents pour te suivre, qu'est-ce qu'elle est devenue, la pauvre fille? Elle vit toujours?
PIÉGOIS.
De plus en plus.
LEBRASIER.
Tu Tas quittée, naturellement?
PIÉGOIS.
Non, je ne l'ai pas quittée, pour qui me prendstu ? Tu vas la voir.
LEBRASIER.
Je me la rappelle très bien... Elle était maigre, maigre!... Ah ! la malheureuse!...
(Entre Emma, boulotte, vêtue d'une façon assez voyante, grand chapeau.)