HENR1E
Est-ce que vous n'avez pas fait vous-même un peu de médecin*
i'li.(.< »is.
: été étudiant pendant quelques mois, mais il i,Y<t pas nécessaire d'être un grand docteur pour connaître les enfants. Votre lils est un de ces malins petits garçons qui prennent de temps en i<'iiij)> l'air délicat afin qu'on les aime davan-
Puis, dès qu'ils vous ont, par pure coquetterie, inspiré de vivo inquiétudes, ils s'amusent .1 -»• porter très l>ien.
HENRIETTE, riant.
I lui, c'est vrai.
l'iu.i US.
M) nt des artistes. Le vôtre, en particulier, a déjà une Imagination très originale et cette chose indéfinissable, la distinction... <m l'a ou on ne
l'a pas... I >u ne sait pas d'où ça vient. Et ça vous domine, même chez les enfants.
il! Mai I il.. un tempe.
Je « rois tout de même qu'il ne faut pas leur donner une éducation aussi sévère qu'autrefois.
M2 MONSIEUR PIÉGOIS
PIÉGOIS.
Ils ne le souffriraient plus.
HENRIETTE
Il y a encore ça. Le fait est qu'ils deviennent très indépendants. Ils ne supportent plus la moindre contrariété... C'est effrayant à penser.
PIÉGOIS.
C'est à croire qu'on répand parmi eux des brochures anarchistes... Il n'y a qu'à leur apprendre à lire le plus tard possible.
HENRIETTE
Ma loi, ce serait peut-être plus prudent.
LEBRASIER, entre ses dents, mais de manière à être entendu.
Beau programme d'éducation !
HENRIETTE, se retournant.
Tiens, vous nous écoutiez?... Qu'est-ce que vous dites?
LEERASIÈR.
Je dis que vous venez de tracer un programme d'éducation sur lequel vous me permettrez de faire certaines réserves !
HENRIETTE, gaiement.
Je vous le permets, Lebrasier, mais à une condition...
Laquelle?
HENRIETTE
C'est que vous m'accompagnerez demain matin ;i travers les montagnes, jusqu'au vieux château de la Malène... Monsieur Piégois a bien voulu
\. Il II. -■ I M \
nous obtenir l'autorisation de le \isiter, et j'ai [Intention «I \ aller avec ma belle-sœur et l<^ enfants.