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Oui, madame, je le prononce... Ûhl attendez,
376 MONSIEUR PIÉGOIS
je ne vous fais pas l'injure de croire que vous avez un penchant pour monsieur Piégois...
HENRIETTE
C'est heureux !
LEBRASIER.
Mais je dis à haute et intelligible voix, et dussé-je encourir les plus graves pénalités, que vous éprouvez en sa compagnie un plaisir qui me navre ! et dont je suis jaloux, madame, oui, jaloux !
HENRIETTE
L'absurdité de ces propos me désarme...
LEBRASIER.
Vous l'avez déjà consulté sur un changement de médecin pour votre fils.
HENRIETTE
Il connaît les médecins d'ici mieux que moi...
LEBRASIER.
Vous causez avec lui de littérature et de peinture...
Une fois...
LEBRASIER.
Jamais nous n'avons causé de ces choses-là ensemble !
HENRIETTE
C'est de votre faute.
LEBRASIER.
Vous le rencontrez à chaque instant au parc, à la promenade...
\< m II, BC&NI v 377
HENRIE1 ri
Par basant.
l.l l;l; iSlEH
Je les connais ces hasards là... Demain matin..: vous allez visiter Le château de la Malène avec lui...
HENRIE1 l i
Avec lui et avec m;» belle-sœur.
LEBRASIER.
Je pense bien que ce n'est pas tous les deux seuls... Enfin!... vous ne m'empêcherez pas de [n'apercevoir que Piégois vous fait la cour.
HENRIETTl
par exemple, c'est le comble!
Non, madame, ce n'est pas le comble!... Il vous fait la cour d'une façon astucieuse et détourne»'... Je connais le bonhomme... Et il est impossible que vous ne vous en soyez pas aperçue!... Ayez donc le courage de vous l'avouer et de voir où vous allez, el dans quelle situation vous pouvez vous trouver demain, avec un monsieur qui se croira des droits... et quel monsieur!...