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ICTB III, SCÈNE II H

comme amitié, je L'ai pour vous... El c'est réciproque, n'est-ce |»a^, Lebrasier ?

Il l:i; ISIl l:

C Vst réciproque.

I MM A

Pourquoi ae me parlez-vous jamais de votre bonne amie?

LEBH \sn i;

Je n'en ai pas !

Oh! que c'est vilain!... Après t<>ut, vous ne voulez pas me dire vos secrets.

Un jour, je vous en dirai un...

EMMA

De secret .'

LEBRASIER.

Oui.

EMMA

oh î tant mieux... Et quand me le direz-vous ?

LEBRASIER

Voyons?... dans... dans dix ans...

EMMA

hix ans! C 'est bien long... Jamais je ne pourrai attendre... Lebrasier, vous allez me «lire voire Becret tout de >uite.

LEBRASIEB

.!«• vous en prie, n'insistez pas. Ce n'est pas possible.

EMMA

Si vous ue me le dites pas, je vous en voudrai beaucoup.

LEBRASIER.

le voua jure, Emma...

i 1 i MONSIEUR PIÉGOTS

EMMA

C'est donc grave ?

LRBRASIER.

Oui.

EMMA

Quelle drôle de figure vous avez! Grave pour

qui?

LEBRASIER.

Pour moi.

EMMA

Raison de plus. Je vous écoute.

Vous le voulez ?

EMMA

LEBRASIER, — un temps.

EMMA

LEBRASIER.

EMMA

Oui.

Emma?

Eh bien !

Emma ?

Quoi?

LEBRASIER.

Je vous aime d'une façon stupide.

EMMA, stupéfaite.

Vous ?

LEBRASIER.

Moi... Oh ! je sais bien que je choisis un mauvais moment pour vous le dire.

EMMA

Ah! par exemple... celle-là!... Et pourquoi m'aimez-vous ?

LEBRASIER.

C'est bien la question que doit vous faire une femme qui ne vous aime pas. Pourquoi je vous

ICTI !!!, BCiNB II il'>

aime ? Il doit ) avoir une foule de raisons, mais il y en ;i une »|ii«' j ai cru discerner. Je vous aime parce «ju»' je voua ai \ u<\ avec Piégois, fidèle el obéissante comme une petite esclave, et que mol, au contraire, les rares femmes que j'ai possédées, je leur ai toujours « » I » « - i .

I MM

Mais, mon pauvre ami, je suis comme ça avec Piégois ! Il ne faul pas vous figurer que c'est mon caractère.

LEBR \sn- R

Ali!

Mais non. je suis autoritaire, j<i suis violente, j'ai des tas de défauts : Piégois fait de moi tout ce (ju'il vi'iil panr «j ii'au l'ond il ne m'aime pas. Hais un bomme <|ui m'aimerait, Lebrasier, ce H»- serait pas la même chose... Je le rendrais très malheureux.

Il l;l: U3IBR.

Ça m'est égal...

KM M \. tébèrtment.

lai voilà assez, n'est-ce pas, Lebrasier?... Si c'étail ça votre secret, vous auriez mieux fait de rder pour vous.

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