HENRI
Je ii»' Bais pas, ma chère Louise, - 'il j b de l'ironie dans vos paroles. Quant à moi, je vous jure <jii'' je o 'ai aucune arrière pensée. .!<• sens que monsieur Piégois oe reviendra jamais chez nous tant que je a aurai pas fait cette démarche auprès <l«i lui, et après L'inoubliable service <( n i 1 nous ,-i rendus, il mérite que je la fasse. Voilà pourquoi je vous ai accompagnée ce Boir ici, ma chère Louise, pas pour autre rhose.
M U'Wll IANT1 I.
Ynn.s n'avez pas besoin de tant Insister. Je vous laquine bien quelquefois à propos <!<• Piégois, mais -"in- mauvaise intention, je vous assure. Je n«- partage pas du toul L'opinion de ceux de nos amie (jui prétendent que vous L'aimez comme
une folle...
III NIUETTE.
Mm!... On dit?
I >n le dit, et on me le dit. Mais je réponds que vous avez an contraire pour Piégois une aversion véritable. C'est bien cela, n'est-ce p;i -
Wadame Jantel, gprèi an &$$ea long tilence d'Henriette, changeant de ton '•/ loi prenant le* mmus. Ma pauvre Henriette!... Quelle lutte insensée vous soutenez contre votre propre cœur !
HEKRIE1 1 1
Ah : Louise, Louise] vous voulez «loue me forcer a avouer que je suis malheureuse! et troubtée! et bouleversée] Et <ju»' me- chères idées d'autrefois étaient celles dun entant pas encore entré dans la réalité! J'ai vu depuis à quoi tenaient La probité, L'honneur, <'l j'ai compris (ju'à L'origine de toutes les fortunes, il y a peutêtre les mêmes impuretés et les mômes scan-
426 MONSIEUR PIÉGOIS
dalos... Si j'avais su cela plutôt, j'aurais fait comme tout le monde, comme tous ces gens qui sont là, tenez, qui dansent et qui s'amusent, mêlés, les uns aux autres, ne suivant que leurs désirs et ne cherchant que la joie, et j'aurais pris tout de suite l'homme que j'aime... oui, Louise, c'est vrai, l'homme que j'aime, sans me soucier de sa condition et de ses vertus. Je suis punie de ma naïveté et de mon ignorance de la vie. Et maintenant, il est trop tard.