SCENE XII JOSSAN, LA BAUDIÈRE, THÉRÈSE
LA BAUDIÈRE.
Entrez, ma chère Thérèse... Je vous ai priée de repasser à la maison pour vous présenter mon ami, monsieur Jossan, André Jossan, que vous connaissez certainement de nom...
THÉRÈSE
Oh! certainement !...
JOSSAN. s'inclînant
Madame!...
LA BAUDIÈRE,
Mon ami Jossan cherche une maison de campagne aux environs d'Angers. Il a su par moi que vous n'êtes pas éloignée de l'idée de vendre Sauvcterre...
1 III. lîl SI En effet, monsieur... Connaissez-vous !<• château?
.h «SAN
Je n'ai fait que l'apercevoir d'un peu loin, eu me promenant au bas du coteau, mais, tout de suite, il m'a ravi. Ces! l'ancien château des comtes de Sauvcterre .'
rm'iii si Oui... \i<>ii père en a hérité a la mort «lu comte Dominique qui a'avaii ni enfant, ni nevetl. Mon père ôtati son arriêrc-pctit-cousin.
Il y ;i unr partie du château qui est restaurée, n'est-ce pas .'
I HÉRÈSE.
Toute la pari if -ain'lii', celle qu'on n'aperçoit pas bien de la route.
J( >SSAN.
Commrnl est l'intérieur de Sauvcterre?
Je ne vous cache pas, monsieur, qu'à pari deux salles, toute la partie ancienne n'est pas en très bou état... Mais il y a deux salles parfaitement conservées. L'une s'appelait, avec un peu de prétention, la salle des gardes. L'autre est située dans la grande tourelle de droite... Mon pr*re en avait Fait Un ;is^i1/ beau cabinet de travail. Il y a encore... je vous vante tout de suite ce <|u il \ a de bien dans Sauveterre, afin que vous soyez indulgent [mur le reste... Il y a encore la terrasse dont la vue sur la vallée est vraiment uiif chose féerique... Et I*' parc qui esf en désordre, mais dont !<'•> abres sont merveilleux... D'ailleurs, il faudra que vous veniez I»' visiter,
].A CHATELAINE
LA BAUDIÈRE.
Nous irons tous dimanche... Voulez-vous dimanche, Jossan?
JOSSAN.
Le jour qui conviendra le mieux à madame.
THÉRÈSE
Dimanche, alors.
LA BAUDIÈRE.
Ce sera une vraie partie de plaisir, ma bonne Thérèse... A part.) Tant pis, je l'invite à dîner. Haut. Vous allez dîner avec nous, vous rentrerez ce soir à Sauveterre... Le baron et la baronne de Morènes vous reconduiront, vous êtes à une lieue, à peine.
Mais, oui...
THÉRÈSE
Vous êtes bien aimable, mon oncle, et je vous remercie. Mais j'ai laissé mon petit Jacques seul avec la gouvernante, et il faut que je rentre dîner avec lui.
LA BAUDIÈRE.
Ça, évidemment, c'est une raison... Ce sera pour bientôt, hein?
THÉRÈSE
Avec grand plaisir, mon oncle.
LA BAUDIÈRE.
Au revoir, alors, chère enfant. Vous nous attendrez dimanche.
THÉRÈSE
C'est entendu!... (A André.) Monsieur!...
JOSSAN, n'inclinant.
Madame !...
THÉRÈSE, bas ;, /,., Baudière.
Croyez-vous qu'il y ait de l'espoir?
H i i t, SCÈNE XIII
LA BAI Ml RE, b
Je le crois.
/ hérite tort .